Lorsqu’en 1958, le peuple togolais a massivement voté pour son indépendance afin de rompre avec l’esclavagisme de la France, il croyait que cet acte capital allait le propulser dans le concert des Nations comme un peuple libre.
Mais cette indépendance devait vite s’avérer purement nominale, puisque les politiciens censés incarner la volonté populaire, par peur de l’indépendance véritable, diffèrent la date de l’officialisation de notre liberté de deux ans. Le 27 avril 1958 s’effaça des tablettes pour le 27 avril 1960.
La libération devait apparaître très vite comme un leurre dans la mesure où le colon, toujours omniprésent, s’était contenté de mettre à sa place, pour amuser la galerie, un président noir et des ministres de la même couleur. En 1963 des tirailleurs de la coloniale, traîtres à leur patrie, endossèrent l’assassinat par la France, du père de l’indépendance et premier président Sylvanus Olympio. Son successeur Nicolas Grunitzky, fut l’otage de la France néo-colonialiste jusqu’à ce que, en 1967, fatiguée de son indocilité que Foccart qualifia d’«indécision», décida de le renverser par un coup d’État en installant Éyadéma, l’ex-tirailleur, au pouvoir.

LOME, TOGO: sur l’image à partir de la gauche: lieutenants Kongo, Mensah et Alessa, capitaine Dadjo, adjudant Emmanuel Bodjollé, sergent Eyadema et lieutenant Alidou, en Janvier 1963
Pendant près de 60 ans, de père en fils (Eyadema et Faure), ce sont des malheurs sans fin pour le peuple togolais avec un régime RPT∕UNIR, carrément caricatural qui dépasse Caligula et Néron réunis.
Le 05 octobre 1990, avait retenti comme un coup de tonnerre qui ébranla l’odieuse dictature d’un général-président auto-proclamé et qui n’avait jamais compris ce que c’est qu’un État moderne jusqu’à son trépas le 05 février 2005.
La présente lutte du peuple togolais pour la liberté, est la même lutte que menaient nos aînés dans les années 40-50 pour s’émanciper du joug colonial. Le RPT∕UNIR est un régime d’oppression, d’assassins identiques au colon car le peuple togolais est opprimé et exploité férocement par des dirigeants illégitimes, d’ailleurs soutenu par la France. Lutter contre le régime RPT∕UNIR, c’est lutter contre le néo-colonialisme français.
Komlan Adido



Des vauriens. Regardez la frimousse du chenapan-sergent-marmiton Eyadema. Il devait sentir la merde en ce moment là.
Chuan!