L’Académie du Guingbe est au travail pour produire un dictionnaire ou plutôt un lexique du guingbe. Selon les académiciens, il s’agit d’une nécessité absolue pour fixer la langue par écrit au moment où la mondialisation et la créolisation provoquées par les langues des grandes puissances sont en train d’étouffer les langues des peuples dominés.
La réalité du terrain montre qu’il y a de plus en plus de confusions autour du sens et de la prononciation des mots du vocabulaire du guingbe. Par exemple, beaucoup de locuteurs de cette langue véhiculaire ne savent plus s’il faut dire « kãlãmi » ou « kãnãmi ». C’est, bien entendu, « kãlãmi » la bonne prononciation.
Nous comprenons donc l’urgence d’un dictionnaire.
Ayayi Togoata APÉDO-AMAH


