La France coloniale et néocoloniale, pour la défense de ses intérêts mafieux, qui sont en train de lui glisser entre les doigts aux Mali, Burkina Faso et Niger, n’a pas hésité à brandir une force d’intervention via son satellite CEDEAO, plus particulièrement contre le Niger, pour faire peur aux nègres révoltés, réfractaires à l’ordre esclavagiste, qui déposent ses valets locaux par des coups d’État militaire dans le pré-carré francophone.
Avant, c’était l’inverse qui se passait. La France était le spécialiste des coups d’État militaire en Afrique francophone à travers ses tentacules: Bob Denard, barbouzes sous la couverture de diplomates ou encore bases militaires françaises bidon dans le pré-carré francophone.
Aujourd’hui, faire le nègre marron, c’est refuser le nouvel esclavage, c’est s’opposer à l’exploitation, au pillage des ressources africaines, c’est choisir la justice sociale, le développement, la liberté et la vraie indépendance.
C’est une singularité d’un autre âge que de préférer l’esclavage à la liberté, de trahir son peuple pour les puissances étrangères, de préférer l’air pollué à l’air pur, d’être tout à la fois, roi de son peuple et valet du colonisateur, de ne point aimer la liberté et de refuser son insertion dans la grande Histoire Universelle comme le vrai libérateur de son peuple.
L’Occident elle-même punit sévèrement ces citoyens, accusés de trahison ou d’espionnage au profit d’un tiers ou d’un pays étranger, de plusieurs années de prison. Ailleurs dans les pays communistes et islamistes, ils sont exécutés (traitres) sans pitié. Mais chez certains nègres du pré carré francophone, on dirait que c’est normal de trahir les leurs pour les intérêts des blancs, c’est normal de laisser ces derniers piller leurs ressources, c’est normal d’affamer leurs peuples, de les massacrer…
De nos jours, certains africains, descendants des massacrés sont devenus même par corruption, les amis des descendants des massacreurs, faute de quoi, ces derniers ne pourront pas leur garantir le pouvoir à vie ou les protéger contre la révolte de leurs peuples. Entre un garçon de course du colon et l’Histoire, certains soi-disant rois nègres, ont fait le premier choix.
Ce n’est un secret de polichinelle pour personne, que l’Hexagone ne s’imagine pas sans ses colonies–pétrole, autres ressources minières, produits forestiers, dettes artificielles au nom d’États fictifs, confiscation de toutes les institutions africaines à travers le pré-carré etc.,
Pourtant, notre regard peut détecter que la France est devenue l’otage, voire la colonie de ses colonies puisque rien de grand en France ne peut se faire sans les colonies: l’économie, la monnaie, la main-d’œuvre, la place aux nations et j’en passe.
La révolte des pays de l’AES (l’Alliance des États du Sahel), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, donne des maux de tête et de l’insomnie à la France coloniale, quant à son avenir sans ses colonies.
Eric Georges Anani Lawson


