Bagarre de rue entre deux évangélistes témoins de Jéhovah près du Lycée de Nyekonakpoè
Du siège des témoins de Jéhovah, côté du Lycée de Nyekonakpoè, sortirent ce jour du 01 février, deux évangélistes désignés par leurs supérieurs pour aller dire en équipe la bonne parole. Ils partaient pour sillonner les rues de Lomé pour « sauver les âmes », équipés de leurs gros sacs bourrés de brochures de propagande.
Ils discutaient vivement et se mirent à élever la voix en proférant des injures très graves de sorcellerie, notamment. Les badauds intrigués s’arrêtèrent pour assister à la querelle des deux témoins de Jéhovah dont les propos vulgaires et haineux étaient contraires au message d’amour que la secte prétend diffuser.
Étaient-ils possédés par le démon? Ils en virent très rapidement aux poings, échangeant des coups très violents. Les badauds, comme paralysés par le spectacle insolite, le savouraient au lieu de séparer les bagarreurs de Jéhovah. Soûlés de coups, ils optèrent pour la lutte en essayant de se terrasser l’un et l’autre.
Ils finirent par rouler tous les deux dans la poussière rouge de la rue latéritique parmi les brochures et les bibles renversées des sacs. C’est au moment où l’un des fous furieux allait casser le bras de l’autre en le lui tordant dans le dos que deux jeunes hommes se détachèrent des badauds et les séparèrent en usant de toutes leurs forces, car aucun ne voulait céder.
Après la bagarre des poings, ce fut, après la séparation, le tour de la bagarre verbale. Le premier jurait à la foule médusée que son compère est un sorcier récemment converti après avoir « mangé » plusieurs victimes. Le second, quand à lui, accusait son adversaire de lui avoir volé sa femme ou sa fiancée dans la secte.
Les badauds étaient cassés en deux de rire en découvrant que le vrai motif de la bagarre était une histoire triviale de fesses.
Les témoins de Jéhovah semblent s’être spécialisés dans ce que le grand public appelle le détournement des femmes d’autrui par les sectateurs.
Les vrais dieux des sectes au Togo sont l’argent et le sexe.
Eric Georges Anani Lawson


