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    «La sixième décennie: anthologie de la poésie togolaise. Quelques poètes de 2010 à 2020», m’a réconcilié avec la poésie togolaise

    Au début du mois de mai 2024, les promoteurs de l’anthologie «La Sixième décennie: Anthologie de poésie togolaise.  Quelques poètes de 2010 à 2020», Ayi Renaud Dossavi, Patron Henekou et Kudavi Nomanyo, et leur éditeur Mawusé Héka (Éditions Awoudy) ont convié le public à la dédicace à la Maison des Jeunes sise au quartier Amadahomé.

    Ayant toujours eu quelques réserves, en tant que critique littéraire, vis-a-vis d’une certaine pratique de la poésie au Togo, que j’ai caricaturée par l’expression «aller-à-la-ligne», je me suis jeté avec compulsion sur l’ouvrage collectif pour en examiner le contenu en présence de la plupart des auteurs, dont plusieurs amis de longue date.

    Avant que ne débute la cérémonie, les Togolais n’étant jamais à l’heure, et rien ne pouvant se faire à l’heure dans ce pays, sans contrainte, j’ai eu tout le loisir de le parcourir en diagonal, m’attardant particulièrement sur quelques textes qui m’accrochaient ou par curiosité à la découverte des plumes que je ne connaissais pas. Les anciens ont assuré et les jeunes sont pleins de promesses.

    La qualité de l’écriture du recueil a suscité en moi plaisir et fierté. Tout simplement parce que cette anthologie de poésie consacrée à la sixième génération de poètes togolais, m’a réconcilié avec la poésie togolaise et ses médiocres aller-à-la-ligne.

    Heureusement qu’il existe quelques figures de proue qui ont maintenu la tête de notre poésie hors de l’eau depuis ces longues décennies assez pauvres au niveau de la production et de la qualité. Ces poètes sont des modèles pour la jeune génération qui doit faire sienne l’exigence de qualité. La poésie ne consiste pas à aller à la ligne, mais à dire le maximum en très peu de mots en faisant jouer les écarts de la rhétorique, c’est-à-dire la créativité.

    Cette pratique requiert beaucoup de travail, de concentration et donc des tonnes de brouillons ou de récriture en transformant la feuille blanche ou l’écran en palimpseste. Il faut aussi faire du temps son allié avec le recul pour revenir après des semaines ou des mois, voire plus afin de redécouvrir sa propre production d’un regard neuf avec plus de détachement. La littérature est un art lié au temps dans sa pratique.

    Félicitations et merci aux promoteurs et à tous les poètes de l’Anthologie.

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

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