Il est des moments dans l’histoire où la simple indignation ne suffit plus. Où l’écriture, les cris, les larmes, les marches pacifiques, les appels à la communauté internationale deviennent des murmures étouffés dans le vacarme des bottes et des mitraillettes. Face à un dictateur sanguinaire, un criminel qui tue, torture, vole et asservit en toute impunité, il se pose une question brutale, dérangeante, mais nécessaire: la violence contre un tel tyran est-elle non seulement légitime, mais aussi un devoir?
Quand le pouvoir tue, résister devient un impératif. Le dictateur moderne, qu’il soit en Afrique, en Asie ou ailleurs, ne gouverne pas: il règne. Il ne dirige pas: il écrase. Il ne protège pas: il élimine. Son autorité repose sur la peur, sur des milices zélées, sur des institutions corrompues jusqu’à la moelle. Chaque élection est une mascarade, chaque Constitution un chiffon, chaque opposant une cible. Alors, face à cette violence étatique systémique, peut-on encore parler de paix? Peut-on continuer à demander aux peuples de « leur calme » ?
Il arrive un seuil où la non-violence devient complice. Où la patience devient soumission. Où l’appel au dialogue ressemble à une trahison de ceux qui tombent sous les balles, dans les cachots ou dans les fosses communes.
Le droit naturel de se défendre. Aucun peuple ne naît pour être opprimé. Et aucun tyran, aussi cruel soit-il, n’a de droit divin à verser le sang. La morale, la vraie, celle des peuples qui souffrent, enseigne que se défendre contre l’oppression n’est pas un crime, mais une nécessité. Ce n’est pas la violence révolutionnaire qu’il faut condamner, mais la violence d’État qui précède, provoque et justifie cette révolte.
Frantz Fanon l’avait bien formulé: «La violence est l’homme réhabilité.» Lorsqu’un pouvoir s’institutionnalise dans le crime, la seule réponse éthique qui reste à un peuple exsangue peut être la révolte armée.
Mais voilà, Dès que des peuples opprimés prennent les armes, les discours humanistes affluent pour leur faire la morale. L’Occident hypocrite, qui vend des armes aux dictatures, pleure quand les victimes se défendent et se drape dans la « neutralité ». Les intellectuels du Sud, eux, dénoncent du bout des lèvres, craignant pour leurs privilèges ou leurs subventions. Ils parlent de paix pendant que les enfants meurent dans les rues.
Il faut le dire sans détour: un dictateur ne part jamais de lui-même. Il ne comprend qu’un seul langage: celui de la force. L’histoire l’a prouvé plusieurs fois. Sans lutte acharnée – parfois armée – il n’y a ni liberté ni justice.
La violence n’est pas une fin, mais un passage. Appeler à la violence contre un tyran n’est pas faire l’apologie du chaos. C’est appeler à une rupture salutaire, à une refondation. La vraie paix ne peut venir que d’un ordre juste, pas du silence imposé par la terreur. Et parfois, pour bâtir cet ordre, il faut passer par la destruction de la machine oppressive.
Ceux qui, bien au chaud, appellent les peuples martyrisés à la patience, sont souvent les complices de leur bourreau.
Le devoir de violence, c’est aussi le devoir de mémoire. Quand un peuple se soulève contre un dictateur sanguinaire, il n’accomplit pas un crime. Il réclame la justice. Il redonne un sens à l’honneur, à la dignité, à la liberté. Et ceux qui tombent dans cette lutte ne meurent pas en vain. Ils deviennent les premiers citoyens d’une république à naître.
Oui, face à la barbarie d’État, la violence peut devenir un devoir sacré. Non pas pour tuer, mais pour arrêter de mourir.
Anani Ahoévi



Je valide ton article M. Ahoévi. Face à cette tragédie nationale, une vérité s’impose, dérangeante, mais incontournable. la résistance armée contre ce régime n’est plus un tabou. Elle est une hypothèse légitime. Peut-être même un devoir. On a tout essayé: les élections qui tout le temps sont truquées, les dialogues qui sont avortés, les accords jamais respectés, les marches pacifiques sont réprimées… le régime est toujours là, figé dans son pillage et sa brutalité.
Il est temps de changer de stratégie.
Le régime Gnassingbé a duré parce que les salopards de pseudo-opposants nous saoulaient tout le temps avec le slogan de NON-VIOLENCE. Une vraie diversion pour aider le pouvoir et aller à la mangeoire. Si un soi-disant opposant nous parle encore de pacifisme envers ce régime, on lui explose la tronche.
c,est vrai que toute les conceptions avec ce regime sont epuisees. il faut essayer autre chose.
Qu’on ne nous parle plus de dialogue avec ces criminels. Leur dialogue à eux, c’est la violence, les gourdins, les mitraillettes, les kalachnikovs, etc…. Eh bien, il faut qu’on se prépare de la même façon.
La peur doit changer de camp
c,est drole, hein. il n’y a personne qui est contre le changement de strategie. ça prouve que les togolais sont maintenant prets a passer a une autre étape. il faut que ca passe ou ca casse.
Faure et ses alliés devront expliquer comment un pays aussi riche en ressources naturelles peut encore manquer d’écoles décentes, d’hôpitaux fonctionnels, de routes sûres, d’emploi pour sa jeunesse. Ils devront rendre des comptes pour les morts des manifestations pacifiques, les fraudes électorales à répétition, les détournements massifs.
moi je vais prendre une maison des maitresses de faurevi akplokplo nku vi. je fais parti du peuple ils ont volé aussi mon argent