Les Armées d’Afrique noire doivent cultiver à présent le sens de l’honneur!
On peut dire sans peur de se tromper, que les armées coloniales et post-coloniales d’Afrique noire, n’ont jamais vécu le sentiment de gloire et d’honneur qu’offre la défense sacrée de la patrie et de la nation. Les Africains ne ressemblent pas de ce point de vue par exemple aux Vietnamiens qui confessent encore à leurs petits-fils, la gloire d’avoir tout perdu ou abandonné au profit de la défaite et de l’éviction de la France à la bataille de Biên Biên Phu en 1954 et de la capitulation de la puissante armée impérialiste américaine en 1973 que les Cow-boys ont toujours du mal à digérer.
L’armée africaine ne sert d’exemple que pour illustrer la défense des causes anti-nationalistes et anti-patriotiques. Les tirailleurs sénégalais, les anciens combattants et autres soldats de la coloniale avaient pris position pour la France (vaincue sans difficulté par les Allemands) et avaient tiré sur les peuples en lutte pour la liberté (Indochine, Algérie).
L’armée africaine a excellé dans les guerres tribales soutenues par l’impérialisme (crise du Shaba, Biafra, Angola, Libéria, etc.). Elle sait également massacrer les peuples d’Afrique aux mains nues (Mali, Rwanda, Burundi, Congo-Brazaville, Togo, Ex-Zaïre, …). Ses exploits économiques sont constitués par la gabegie, le pillage, le gaspillage, la thésaurisation des fruits du travail des peuples d’Afrique dans des comptes personnels en Occident, et l’entretien des réseaux mafieux afro-impérialistes.
S’il est autorisé de faire le bilan, l’armée africaine ne s’en sortira jamais la tête haute!
Que disons-nous? À l’heure du bilan l’armée africaine est indéfendable. C’est pourquoi l’armée africaine est tenue d’avouer son échec et de demander pardon aux peuples d’Afrique qu’elle n’a jamais servis. L’armée dans nos sociétés modernes doit se reconvertir au loyalisme et se réconcilier avec les peuples d’Afrique.
Les armées africaines doivent être républicaines et défendre d’abord leurs peuples contre les tyrans qui les oppriment et ensuite contre les envahisseurs de l’extérieur.
Voilà la porte de l’honneur.
Anani Anéhoata


