Je formule le vœu que l’an 2026, qui vient d’ouvrir ses portes, marque la fin des dictatures qui subsistent encore sur notre continent, ces régimes dictatoriaux qui ont méthodiquement transformé les peuples africains en victimes permanentes, et fait de la violence arbitraire un mode banal de gouvernement.
Faure Gnassingbé, au Togo, incarne cette lignée de dirigeants dont la longévité au pouvoir repose sur la confiscation de la souveraineté populaire, la peur organisée et le mensonge institutionnalisé. Ils ont fait de l’Afrique un mouroir, un objet de dérision mondiale, un mendiant perpétuel, alors même que leurs fortunes personnelles atteignent des sommets obscènes. Nos peuples croupissent dans la misère pendant que leurs oppresseurs deviennent multimilliardaires par la seule grâce d’un pouvoir usurpé.
Les dettes abyssales de nos États coïncident trop souvent, de manière troublante, avec les capitaux détournés au détriment du peuple, de la veuve et de l’orphelin. Et l’Occident impérialiste, qui se drape de discours sur la démocratie et les droits humains, n’est pas innocent. Il sert trop souvent de refuge, de blanchisseur et de complice silencieux à ces kleptocrates africains.
Pour se maintenir au pouvoir, ces régimes n’hésitent devant rien, hold-up électoraux, gangstérisme politique, répression brutale, crimes de masse, et violations systématiques des droits humains qui relèvent parfois des crimes contre l’humanité. Mais l’histoire enseigne une vérité constante. Aucun peuple n’est condamné éternellement à la soumission. Les peuples longtemps abusés ont cessé d’avoir peur. Ils sont désormais prêts à aller aussi loin que leurs oppresseurs les y contraignent.
Je formule donc le vœu que l’an 2026 soit celui de l’effondrement de l’ordre prédateur en Afrique, de la fin de l’impunité, du réveil irréversible des consciences. Que s’ouvrent enfin les chemins de la justice, de la dignité et de l’épanouissement pour nos peuples trop longtemps bafoués, spoliés, humiliés et sacrifiés.
Anani Ahoévi


