Il y a des personnages qui, rien qu’en entrant dans une pièce, donnent l’impression de réclamer une fanfare pour célébrer leur propre importance. Séna Alipui appartient à cette espèce rare, la variété « mini-politicien, maxi-ego », un spécimen qui confond souvent son reflet avec quelque chose d’important.
Fils d’un ancien ministre des finances du régime Eyadema, le monsieur suivait tout simplement son ADN politique, la fidélité souple, la colonne vertébrale optionnelle et l’ambition extensible. Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre, dit l’adage. Il a hérité, non seulement d’un patronyme, mais aussi d’une sorte de « destin grandiose » que tout le monde aurait oublié sauf lui. Dans la diaspora, notamment au Canada, il a su se composer, selon plusieurs opposants médusés, un accoutrement d’opposant modèle, façon « résistant en exil », posture solennelle, discours grave, indignation calibrée. De quoi séduire quelques naïfs en quête de figures crédibles.
Mais l’auréole était en toc. Et le vernis n’a pas tenu longtemps. Très vite, selon ses détracteurs, l’homme a effectué ce que les sportifs appellent « un retournement spectaculaire », version politique. Un slalom express qui le ramène droit dans les bras du pouvoir qu’il critiquait hier. Une métamorphose éclair, presque acrobatique, qui ferait pâlir d’envie les caméléons professionnels.
Ce qui a surtout choqué, ce n’est pas la pirouette en elle-même, le Togo regorge de spécialistes de la contorsion idéologique, mais l’impression que certains dans la diaspora avaient confié discussions, analyses et projets à quelqu’un qui jouait déjà une autre partition. Beaucoup ont eu la sensation désagréable d’avoir participé, malgré eux, à une sorte de collecte d’informations emballée dans un déguisement d’opposition.
Finalement, l’homme, autrefois présenté comme une petite étoile montante, finit aujourd’hui dans la catégorie des « étoiles filantes », celles qui brillent fort, prétendent illuminer le ciel politique, puis disparaissent dans une fumée de contradictions.
Ceux qui croyaient tenir un allié ont compris qu’ils n’avaient qu’un blaireau politique maquillé en opposant, un de ces personnages constamment en quête de reconnaissance, même si elle doit venir des couloirs les plus douteux du pouvoir. Mais surtout un homme incapable de choisir un camp sans immédiatement mesurer la distance jusqu’à la lumière des projecteurs.
Il est devenu un cas d’école, celui du politicien miniature persuadé d’être un colosse, du moraliste de façade qui dépose très vite ses convictions au vestiaire dès qu’apparaît une opportunité d’intégration au système qu’il prétendait combattre.
Séna Alipui reste peut-être persuadé qu’il a gagné en influence. Mais pour une grande partie de la diaspora, il a surtout perdu l’auréole qu’il ne portait que dans sa propre imagination.
Julie Kamefeï



Vous vous attendez à quoi? Le petit chenapan a tellement trimé au Canada, l’argent que son géniteur de père a volé au peuple est fini depuis.
S’il a faim, où est son mal?
Tant pis pour vous si vous laissez les truands d’enfants de barons vous infiltrer pour le compte de la dictature.
hihihi les fils des voleurs et des bourreaux du peuple prennent la relève
il parait que l,escroc a trainé sa bosse en France avant d,aller arnaquer la diaspora au Canada.
Il a filé vers le régime comme un chien affamé accourant vers une gamelle grasse. Le bruit du retournement de veste résonne encore dans les oreilles de ceux qui l’avaient cru dans la diaspora togolaise au canada. Un claquement sec, brutal, obscène. Le genre de bruit qui rappelle que certains êtres humains n’ont pas d’échine, juste une ficelle pour tenir debout.
il est devenu ministre RPT/UNIR
Arrêtez de parler de ce gars. Il n’en vaut pas la peine.