More
    AccueilPolitiqueSi nous ne faisons pas le ménage chez nous...

    Si nous ne faisons pas le ménage chez nous…

    Si nous ne faisons pas le ménage chez nous, les investisseurs ne viendront pas

    Crier sur les toits pour exhorter les hommes d’affaires étrangers à aller investir au Togo, ne peut à mon avis, constituer la solution aux problèmes socio-économiques dramatiques de ce pays. À cette allure, nous risquons de nous muer à des mendiants, à la recherche d’investisseurs introuvables. Si le Togo a de quoi séduire, il aurait déjà attiré une nuée d’investisseurs. Or, par exemple, ce ne sont pas des Togolais vivant en Afrique, en Europe, aux États-Unis d’Amérique ou au Canada etc., disposant des moyens d’investir au Togo, dans leur pays d’origine qui manquent. S’ils se gardent de le faire, c’est qu’ils considèrent que ça ne va pas dans le pays; le Togo restant à leurs yeux un pays à risques. À gros risques.

    Encore faut-il que le régime RPT/UNIR se rend compte que les investisseurs de différents horizons n’ont pas fini avant longtemps de faire des affaires juteuses dans les pays démocratiques, sécuritaires et stables pour se ruer vers un Togo où l’on ne se presse pas de réunir les conditions préalables au décollage économique!…Et ces conditions sont sans aucun doute, d’abord politiques. Les activités productrices ne peuvent prospérer que dans des pays jouissant de la stabilité politique et de la paix civile.

    Ainsi, tant que le Togo ne serait pas devenu du point de vue institutionnel, un pays normal, Faure Gnassingbé, ses ministres et les ambassades du Togo dans le monde, auront beau multiplier les opérations de charme, personne n’y viendra investir. Il faut donc faire le ménage dans ce pays à travers des élections propres, libres, transparentes et démocratiques (gage de la paix civile), avant d’inviter qui que ce soit à venir y habiter pour faire des affaires ou y travailler.

    Au désintéressement des capitaux étrangers du Togo, il faut également penser à l’étroitesse sinon l’exiguïté des marchés, les lenteurs administratives ou la complication excessive des démarches. À ces facteurs « bloquants », il convient de souligner l’inefficacité, l’imprévisibilité et la corruption manifeste des méthodes bureaucratiques et des prises de décision des gouvernants, et les changements fantaisistes en matière économique et juridique. Lorsque tous ces problèmes seront réellement solutionnés, alors les investisseurs auront confiance et ne se feront pas prier pour s’installer.

    Eric Georges Anani Lawson

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Articles populaires

    spot_img
    google-site-verification: google2fe349c51340a526.html