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    Togo: face à la répression sanglante de la dictature, l’insurrection est un droit du peuple

    L’Histoire nous donne de nombreux exemples de soulèvements populaires aux conséquences décisives. Des plus violentes aux plus pacifistes, les manifestations peuvent prendre des formes diverses. Toutes ont néanmoins comme objectif un changement dans la politique de gestion du pays. La réaction d’un gouvernement face à une manifestation en dit d’ailleurs long sur le régime politique du pays. En démocratie, les manifestations se déroulent généralement sous l’œil attentif des policiers. Dans un régime totalitaire, elles sont en revanche tuées dans l’œuf ou réprimées dans le sang. Face à cette situation, le recours à l’insurrection est un droit du peuple.

    Quand un pouvoir s’enracine dans le sang, la peur et le mensonge, il cesse d’être une autorité légitime pour devenir une machine de soumission. Au Togo, comme dans tant d’autres régimes autoritaires, la dictature n’a plus besoin de masque: elle tue, elle traque, elle torture, elle emprisonne pour conserver son pouvoir illégitime.

    Le peuple togolais vit depuis des décennies sous le joug d’un régime qui a confisqué toutes les institutions, militarisé la vie politique et réduit l’opposition à une cible constante de violences. Le droit à la parole est bâillonné, le droit de manifester est matraqué, et les urnes sont régulièrement violées. Que reste-t-il alors à un peuple quand tous les chemins légitimes sont obstrués par les barbelés de la répression?

    L’insurrection n’est pas un crime. Elle est un cri. Un cri de survie, un cri de dignité et un cri qui surgit lorsque le pouvoir devient une oppression, lorsque les lois protègent les bourreaux au lieu de défendre les citoyens, lorsque les forces de l’ordre deviennent les forces de la terreur.

    Il ne s’agit pas d’un appel à la violence gratuite. Il s’agit d’un rappel historique, moral, politique. Un peuple opprimé a le droit de se lever. Ce droit est reconnu par toutes les chartes humanistes. Il est légitime de refuser l’humiliation. Il est légitime de dire non à la peur imposée. Il est légitime de désobéir à l’injustice érigée en système.

    L’histoire du monde est remplie de peuples qui, un jour, ont dit: ça suffit. En Tunisie, en Égypte, au Burkina Faso, les dictatures sont tombées non pas parce qu’elles ont voulu changer, mais parce que les peuples ont osé leur arracher le pouvoir. Le Togo n’échappera pas à cette logique universelle.

    Faure Gnassingbé, héritier d’un pouvoir clanique, bâti sur la fraude et la brutalité, gouverne par la terreur. Mais il doit savoir que l’histoire ne pardonne jamais les tyrans. Et que les peuples, même les plus blessés, finissent toujours par se redresser.

    Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de résistance mais aussi de libération. Et cette libération, si elle ne peut être obtenue par les urnes, doit l’être par la mobilisation populaire. L’insurrection devient alors un devoir moral.

    Car lorsqu’un régime tue pour rester en place, c’est qu’il est déjà mort de l’intérieur. Ce n’est qu’une question de temps. Et ce temps n’est jamais bien loin, c’est celui du peuple debout.

    Akota Afolabi

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