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La soupe au pipi de chat du sommet France-Afrique de Montpellier

Le sommet France-Afrique, sans chefs d’État africains, de Macron, s’est tenu du 8 au 9 octobre 2021. Comme c’était prévisible, il a accouché d’un souriceau et a été du pipi de chat.

La consultation des réseaux sociaux et des médias africains montre, à suffisance, à travers le sentiment anti-français dominant, qui est l’expression d’une prise de conscience contre une politique d’asservissement, de pillage et de mise sous tutelle des dirigeants africains, et non d’une haine envers le peuple français, que les temps et les mentalités ont changé ou sont en voie de l’être.

Mais des propos dissonants et à relents néocolonialistes et esclavagistes ont été émis par des spécialistes africains du truisme, de coupeurs de cheveux en quatre, de la complaisance à soi et des éternelles compromissions qui débouchent toujours sur la trahison. Quel est l’argument massu de ces asticots mal décolonisés aux cerveaux rétrécis? «Y aller pour voir, écouter et dire notre point de vue pour faire évoluer la Françafrique afin de nous enrichir mutuellement.» Ces tartuffards font semblant de nous faire croire que Macron, le vrai président de nos États-colonies, ne sait pas ce que nous pensons du règne criminel et mafieux de son pays en Afrique. Mais à quoi servent les services secrets et les ambassades français, sans parler des espions africains recrutés largement parmi les hommes et femmes de la France, véritables salopards corrompus et toujours vendus au plus offrant: politicards, affairistes, cadres administratifs et du privé, élites civiles et militaires? Et je ne parle pas des réseaux sociaux.

Dénoncer les traîtres qui s’adonnent au double jeu est un devoir pour les consciences anticolonialistes qui aspirent légitimement à la double libération des sales pattes de la France et de nos régimes fantoches. Ces élites corrompues et nostalgiques de la colonisation et de l’esclavage, essaient, en mission commandée, de nous vendre la servitude volontaire qui les fait prospérer à coups de prébendes, de détournements de fonds et de perdiem. Ils défendent les trous du cul de leur acabit et leur ventre insatiable.

Quant aux perdiemistes compulsifs et indécrottables, sans foi ni loi, qui ont servi de sparring-partners à Macron à Montpellier, il m’est parvenu, par des contacts en France, qu’ils sont ravis du rôle de figurants et de Nègres de service que le maître de la Françafrique leur a fait jouer dans une mise en scène bien rodée où chacun a bien appris par cœur, comme des écoliers appliqués, sa partition. La chose de Macron, Achille M’Bembé, faisant fi des crachats de l’opprobre, toute honte bue, avait un sourire Banania large jusqu’aux deux oreilles. Forfaiture accomplie. Y a bon Banania! Il a peut-être même esquissé quelques pas de coupé-décalé ou de makossa, qui sait?

Pourquoi devons-nous combattre toute cette fiente de poule, que sont ces esclaves, amassée par Macron à Montpellier? Toute lutte de libération s’opère d’abord dans la tête. C’est quand la mentalité collective perçoit la libération comme une issue à la domination et à l’aliénation que le passage à l’acte est possible. En Afrique néocoloniale, malheureusement, sous l’impulsion des élites, la mentalité collective est encore subjuguée par les poncifs de la colonisation: la soumission de l’Africain au Blanc distillée par l’enseignement, la substitution ou la destruction de nos cultures, les religions coloniales et esclavagistes avec leurs sectes qui promettent le bonheur au paradis, l’aliénation des élites qui érigent l’Occident et le Blanc comme modèles, une économie de rente fabriquée par les colons destinée à l’exportation des matières premières tout en excluant la fabrication d’objets industriels afin de maintenir une dépendance économique structurelle. Sans cette structuration économique, le capitalisme impérialiste n’aurait pas octroyé les indépendances bidon dont certains Africains complètement mystifiés sont si fiers. Tant que les têtes ne seront pas décolonisées en Occident et en Afrique, le face-à-face dissymétrique entre la Négraille et la Blanchaille sera toujours une source de malentendus et de complexes réciproques.

Plus que la participation à la mascarade destinée à humilier les présidents africains privés de sommet ou de dessert, les zombies de Macron ont trouvé la soupe très bonne. Une soupe de pipi de chat, s’il vous plaît. Frédéric Gakpara a écrit dans un post sur Facebook que seuls les perdiem intéressaient ces élites à deux balles. Vivement le sommet France-Afrique de l’année prochaine! Pourvu que ça dure! Merci, papa Macron.

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

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